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Photo de Élisabeth Ire (reine d'Angleterre)
Source : Wikimedia | Par : attribué à William Segar / attribué à George Gower / anciennement attribué à Nicholas Hilliard | Licence : Public domain
Âge69 ans (à son décès)
Naissance07/09/1533
Décès24/03/1603
Paysroyaume d'Angleterre
MétierReine

Élisabeth Ire (reine d'Angleterre)

Élisabeth Ire, née le 7 septembre 1533 au palais de Placentia à Londres et décédée le 24 mars 1603 au palais de Richmond, incarne une figure emblématique de l'histoire anglaise en tant que reine d'Angleterre et d'Irlande de 1558 jusqu'à sa mort. Fille du célèbre roi Henri VIII, elle est la dernière représentante de la dynastie des Tudor à régner sur le trône anglais.

Dès son enfance, Élisabeth connaît des bouleversements tragiques : l'exécution de sa mère, Anne Boleyn, trois ans après sa naissance, lui fait perdre son titre de princesse, initialement accordé par le Second Acte de Succession. Son demi-frère, Édouard VI, désigne sa cousine Jeanne Grey comme héritière au trône par lettre patente, écartant ainsi Élisabeth et sa demi-sœur Marie. Cependant, ce choix se retourne contre lui lorsque Jeanne Grey est exécutée pour trahison, permettant à Marie, fille d'Henri VIII et de Catherine d'Aragon, de devenir reine en juillet 1553. Élisabeth elle-même accède au trône cinq ans plus tard, après avoir passé près de deux mois en prison pour son soutien présumé aux rébellions protestantes et plus de quatre ans en résidence surveillée.

Dès son accession au pouvoir, Élisabeth s'entoure d'un cercle de conseillers fidèles, dont William Cecil, pour façonner sa politique. L'une de ses premières décisions marquantes est la restauration de l'Église protestante anglaise comme seule religion d'État, remettant en question l'autorité catholique établie par sa demi-sœur Marie. Elle devient ainsi gouverneur suprême de l'Église anglicane, une institution qui évoluera pour devenir l'Église d'Angleterre.

Élisabeth se distingue par une approche politique modérée, contrastant avec ses prédécesseurs. Sa devise, "video et taceo" (je vois et je me tais), reflète son attitude prudente. Bien qu'elle prône une certaine tolérance religieuse, elle engage des persécutions contre les catholiques après son excommunication par le pape en 1570. Sa diplomatie habile lui permet d'éviter des conflits ouverts avec des puissances telles que la France et l'Espagne, même si elle se voit contrainte de mener plusieurs campagnes militaires infructueuses.

Le règne d'Élisabeth Ire, connu sous le nom d'ère élisabéthaine, est également synonyme d'un essor culturel sans précédent : le théâtre anglais prospère grâce à des dramaturges tels que William Shakespeare et Christopher Marlowe, tandis que l'architecture se transforme et que des colonies anglaises se développent dans le Nouveau Monde. Toutefois, certains historiens nuancent cette image d'âge d'or, décrivant Élisabeth comme une souveraine parfois indécise et tyrannique. À la fin de son règne, des problèmes économiques et militaires commencent à ternir sa popularité.

Surnommée "the Virgin Queen", Élisabeth Ire ne se marie jamais et sa non-virginité est souvent remise en question. Néanmoins, cette image de reine vierge perdure dans l'art et la culture. Avec sa mort, la lignée Tudor s'éteint, ouvrant la voie à la dynastie des Stuart et marquant un tournant dans l'histoire britannique. Ses 44 années sur le trône ont apporté une stabilité précieuse au royaume et ont contribué à forger une identité nationale forte.