Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki, né le 1er février 1920 à Pékin et décédé le 9 avril 2013 à Nyon, est un artiste chinois qui a embrassé la nationalité française en 1964. Figure emblématique de la nouvelle École de Paris dans les années 1950, il s’est progressivement orienté vers l’abstraction lyrique, se distinguant ainsi comme un pilier de l’art moderne.
Claude Roy le décrit avec justesse comme « un grand peintre qui poursuit dans son œuvre une dizaine au moins de grands siècles de l'art chinois, et qui est un des meilleurs peintres modernes de l'Occident. » Son parcours artistique est riche et varié, débutant par des peintures réalistes où se mêlent portraits, natures mortes et paysages entre 1935 et 1949. À partir des années 1950, il s’inspire de Paul Klee pour créer des huiles sur toile aux formats imposants, évoluant doucement vers l’abstraction. Les années 1960 marquent un tournant avec l’émergence de l’abstraction lyrique, sans oublier ses encres de Chine et calligraphies qui témoignent de son héritage culturel.
Zao Wou-Ki a su tisser des liens forts avec des figures majeures de l’art occidental, tels que Pierre Soulages, Joan Miró et Henri Michaux. Sa reconnaissance par la Chine ne s'est concrétisée qu'en 1983, lorsqu'il fut accueilli à Pékin pour une exposition au Musée national de Chine. La France, quant à elle, a salué son talent à plusieurs reprises, lui décernant des distinctions prestigieuses telles que le titre de grand Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et officier des Arts et des Lettres. Zao Wou-Ki demeure ainsi une figure incontournable du dialogue entre l’Orient et l’Occident dans le monde de l’art.