Recherche en cours...

Olstar.fr

Toutes les stars ont une histoire

Photo de Louis XV
Source : Wikimedia | Par : Atelier de Louis-Michel van Loo | Licence : Public domain
Âge64 ans (à son décès)
Naissance15/02/1710
Décès10/05/1774
PaysFrance
MétierCollectionneur, monarque

Louis XV

Louis XV, surnommé « le Bien-Aimé », voit le jour le 15 février 1710 à Versailles, où il s'éteindra le 10 mai 1774. Ce roi de France et de Navarre, issu de la maison de Bourbon, régna sur le royaume de France du 1er septembre 1715 jusqu'à sa mort. Fait rare, il est le seul monarque français à naître et à mourir au sein des murs du prestigieux château de Versailles.

Bien que son règne débute sous des auspices favorables, avec le titre flatteur de « Bien-Aimé », l'opinion publique évolue au fil des années. À la fin de son règne, il conserve l'affection de la province, mais Paris lui réserve un accueil glacial, allant jusqu'à célébrer sa mort par des festivités dans la capitale.

Orphelin à seulement deux ans, Louis XV devient duc d'Anjou, puis dauphin de France entre 1712 et 1715. À l'âge de cinq ans, il hérite du trône après son arrière-grand-père, Louis XIV. Sa régence est assurée par le duc d'Orléans, qui doit faire face à la volonté de détruire le testament de Louis XIV pour asseoir son autorité, en échange d'une concession au Parlement. Ce droit de remontrance affaiblit l'autorité de Louis XV.

Couronné en 1722, Louis XV maintient le duc d'Orléans en tant que premier ministre jusqu'à sa disparition l'année suivante. Le duc de Bourbon prend ensuite les rênes du pouvoir de décembre 1723 à juin 1726, suivi par son ancien précepteur, le cardinal de Fleury, qui gouverne de juin 1726 à janvier 1743. Sous son administration, la France connaît une période de prospérité et d'expansion territoriale, notamment avec l'acquisition des duchés de Lorraine et de Bar. Cependant, la volonté d'imposer la bulle Unigenitus comme loi d'État entraîne des tensions avec des parlements imprégnés de jansénisme.

Après la mort du cardinal Fleury, Louis XV se retrouve seul aux commandes. Unique héritier vivant de Louis XIV, il est marié à la fille d'un roi polonais détrôné, et se sent isolé. Intelligent mais secret, il doit naviguer entre l'absolutisme royal et l'opposition croissante des parlements qui revendiquent une autorité égale à celle du roi. En 1763, cette opposition se manifeste par l'expulsion des jésuites de France.

Pour gouverner, Louis XV s'entoure d'un cercle restreint de secrétaires d'État et de ministres, dont Choiseul est le plus influent. Cette structure administrative modernisée s'accompagne de la création des premières grandes écoles d'État, redéfinissant ainsi les relations entre la monarchie et la noblesse traditionnelle. Toutefois, cette évolution suscite des nostalgies parmi l'aristocratie et une partie du clergé pour une monarchie tempérée par des corps intermédiaires.

Au fil du temps, l'image du roi s'effrite et sa gestion est remise en question. Sur le plan personnel, Louis XV lutte contre ses propres démons : bien qu'il ne soit pas un libertin dans l'âme, il ressent une culpabilité face à ses infidélités conjugales. Sous la pression des dévots, il finit par abandonner les rituels sacrés qui entourent la fonction royale, entraînant une désacralisation progressive du pouvoir monarchique.

Diplomatiquement, le royaume traverse des turbulences. Alors que sa position est solide au début de son règne, elle se détériore face à la montée en puissance de la Prusse et de la Russie, ainsi qu'à une Grande-Bretagne rivale sur les mers. Louis XV doit ainsi gérer deux conflits majeurs : la guerre de Succession d'Autriche et la coûteuse guerre de Sept Ans.

Malgré quelques succès militaires sur le continent et la prise de la Corse, la France perd une grande partie de son empire colonial. Les tensions fiscales avec les parlements atteignent leur paroxysme en 1771 lorsque Louis XV impose une réforme qui brise leur résistance. Sa relation tumultueuse avec Madame de Pompadour, suivie des tensions avec Madame du Barry et les critiques croissantes du public parisien finissent par lui aliéner le soutien populaire.

À sa mort, due à la variole, Paris célèbre un événement qu'il avait longtemps redouté. En dépit des apparences d'une stabilité extérieure, son règne est marqué par une mutation silencieuse où les arts connaissent un essor remarquable — peinture, sculpture et musique fleurissent — tandis que les idées des Lumières commencent à façonner un nouveau paysage politique et social en France.