Léopold II (roi des Belges)
Découvrez la vie fascinante de Léopold II, un personnage emblématique de l'histoire belge, né prince de Belgique et duc de Saxe, qui régna en tant que deuxième roi des Belges du 17 décembre 1865 jusqu'à sa mort le 17 décembre 1909 au château de Laeken. Fils de Léopold Ier, il est également le petit-fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français, et frère de Charlotte, impératrice consort du Mexique.
Léopold II est surtout connu pour avoir fondé l'État indépendant du Congo, un projet qu'il a mené de manière personnelle et qui a été reconnu lors de la conférence de Berlin de 1884-1885 grâce aux explorations menées par Henry Morton Stanley. Ce territoire, qu'il considérait comme sa propriété privée, a été administré avec une main de fer, utilisant les mercenaires de la Force publique pour imposer son autorité. Sa quête de richesse s'est d'abord concentrée sur l'ivoire, puis sur le caoutchouc, exploitant la main-d'œuvre indigène par le biais du travail forcé.
L'administration de Léopold II au Congo est tristement marquée par des atrocités et une brutalité systématique. Les témoignages d'époque évoquent des tortures horribles, des meurtres et des amputations infligées à ceux qui ne respectaient pas les quotas de production. En 1890, l'historien George Washington Williams a désigné ces pratiques comme des « crimes contre l'humanité ». Des enquêtes internationales menées en 1904 ont corroboré ces allégations, et les estimations modernes suggèrent un déclin démographique catastrophique, avec des pertes humaines allant de 1 à 15 millions.
Face à la pression croissante des mouvements réformateurs et des rapports sur les abus, le gouvernement belge a finalement repris le contrôle du Congo en 1908, transformant l'État libre en Congo belge.
En parallèle de ces événements sombres, Léopold II est également reconnu comme le « roi bâtisseur ». Sa vision urbanistique a profondément transformé des villes comme Bruxelles et Ostende, tout en modernisant Anvers et embellissant les serres de son domaine à Laeken. Souverain d'un pays neutre, il a également œuvré pour renforcer la défense militaire du royaume en fortifiant des villes stratégiques telles qu'Anvers, Liège et Namur. Juste avant sa mort, il a initié une réforme du service militaire visant à le rendre plus équitable, témoignant ainsi de son souci pour l'avenir du pays.