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Photo de Louis-Philippe Ier
Source : Wikimedia | Par : Franz Xaver Winterhalter | Licence : Public domain
Âge76 ans (à son décès)
Naissance06/10/1773
Décès26/08/1850
PaysFrance
MétierDirigeant

Louis-Philippe Ier

Louis-Philippe, dernier roi à régner sur la France, a vu le jour en 1773 et a quitté ce monde le 26 août 1850 à Claremont House, dans le Surrey, au Royaume-Uni. Son règne, qui s'étend de 1830 à 1848, est marqué par un tournant significatif dans la perception de la royauté, se démarquant de ses prédécesseurs par une approche moins traditionaliste.

Issu d'une lignée royale, Louis-Philippe, prince du sang sous la Restauration, est un descendant direct de Louis XIII. Au fil de sa vie, il a porté plusieurs titres : duc de Valois (1773-1785), duc de Chartres (1785-1790) et duc d'Orléans (1814-1830). Son ascension au trône a été précipitée par les événements des « Trois Glorieuses » des 27, 28 et 29 juillet 1830, qui ont conduit à la chute de son cousin Charles X.

Durant ses dix-sept ans de règne, Louis-Philippe a tenté d’apaiser une nation en proie à des bouleversements sociaux, économiques et politiques. Sa monarchie, connue sous le nom de monarchie de Juillet, a cherché à établir un équilibre entre le pouvoir royal et les aspirations bourgeoises, favorisant ainsi un essor économique sans précédent en France, en pleine révolution industrielle.

Étonnamment, Louis-Philippe n'a pas été sacré « roi de France », mais intronisé « roi des Français », symbolisant une rupture avec la tradition monarchique. Son règne, débuté au milieu des barricades révolutionnaires, s'est terminé en 1848 par d'autres soulèvements populaires qui ont conduit à l'instauration de la Deuxième République. La monarchie de Juillet, qui a été celle d'un seul roi, a ainsi marqué la fin d'une époque pour la royauté en France.

Le nouveau régime se voulait libéral, Louis-Philippe déclarant en janvier 1831 son intention de trouver un juste milieu entre l'excès du pouvoir populaire et les abus royaux. Pourtant, son incapacité à répondre aux besoins croissants des classes laborieuses et à élargir le corps électoral a conduit à sa chute. En réponse à l'agitation croissante, il a remplacé le ministre François Guizot par Adolphe Thiers, qui préconisait la répression. Face à une troupe hostile au palais des Tuileries, Louis-Philippe a finalement décidé d'abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, tout en confiant la régence à sa belle-fille. Cependant, cette manœuvre fut vaine et la Deuxième République fut proclamée peu après.

Louis-Philippe se voyait comme un « roi citoyen », désireux d'être à l'écoute du peuple et de fonder sa légitimité sur un contrat avec la nation. Malheureusement, il n’a pas su répondre aux aspirations démocratiques de son temps, laissant un héritage complexe et tumultueux dans l'histoire de France.