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Toutes les stars ont une histoire

Photo de Jacques Rivette
Source : Wikimedia | Par : Raphael Van Sitteren | Licence : CC BY-SA 4.0
Âge87 ans (à son décès)
Naissance01/03/1928
Décès29/01/2016
PaysFrance
MétierRéalisateur, scénariste, critique de cinéma, journaliste, écrivain, directeur, acteur, auteur

Jacques Rivette

Jacques Rivette, né le 1er mars 1928 à Rouen et décédé le 29 janvier 2016 à Paris, est une figure emblématique du cinéma français, reconnu tant comme réalisateur que critique. Associé à la Nouvelle Vague et à la célèbre revue Cahiers du cinéma, son parcours cinématographique est aussi riche qu’audacieux. Rivette a signé un épisode en trois parties de la série Cinéastes de notre temps, dédié à Jean Renoir, ainsi que 7 courts métrages et 23 longs métrages marquants, dont Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot (1967), L'Amour fou (1969), Céline et Julie vont en bateau (1974), La Bande des quatre (1988), La Belle Noiseuse (1991) et Va savoir (2001).

Son œuvre se distingue par une exploration profonde du théâtre, des intrigues complexes, et une utilisation novatrice du plan-séquence et du son direct. Rivette est également connu pour ses narrations parfois erratiques et ses durées de films inhabituelles, avec près de 13 heures pour Out 1 : Noli me tangere et plus de 4 heures pour L'amour fou et La Belle Noiseuse.

C’est à l’âge de vingt ans qu’il tourne son premier court métrage, inspiré par ses expériences sur le tournage de Jean Cocteau, comme il le relate dans La Belle et la Bête, journal d’un film. À Paris, il fréquente assidûment la Cinémathèque française de Henri Langlois et les Ciné-clubs, tissant des liens avec des figures marquantes de la Nouvelle Vague telles que François Truffaut, Jean-Luc Godard, Éric Rohmer et Claude Chabrol. En 1953, il rejoint les Cahiers du cinéma à l'invitation d'André Bazin.

Bien qu'il soit le premier à se lancer dans la réalisation d’un long métrage au sein de ce mouvement, Paris nous appartient ne sort qu'en 1961, alors que ses contemporains ont déjà fait leurs débuts. Rivette devient rédacteur en chef des Cahiers du cinéma en 1963 et fait face à la censure avec son deuxième long métrage, Suzanne Simonin, la religieuse de Diderot. Séduit par le théâtre d'improvisation et fort de ses entretiens avec Jean Renoir, il opte pour une approche collaborative avec ses acteurs, privilégiant l’expérimentation sur le plateau. Cette méthode aboutit à des œuvres emblématiques comme L'amour fou et le monumental Out 1 : Noli me tangere.

Les années 1970 marquent un tournant vers le fantastique avec des films tels que Céline et Julie vont en bateau et Duelle. Dans les années 1980, il collabore avec la productrice Martine Marignac, qui devient sa partenaire pour tous ses projets. Au début des années 1990, La Belle Noiseuse reçoit un accueil critique élogieux à l’international. Malheureusement, touché par la maladie d'Alzheimer, Rivette met un terme à sa carrière après avoir réalisé 36 vues du Pic-Saint-Loup en 2009.

Discret sur sa vie personnelle, il a été brièvement marié à la photographe et scénariste Marilù Parolini dans les années 1960 avant d'épouser Véronique Manniez. Jacques Rivette laisse derrière lui un héritage cinématographique inestimable, témoignant de sa passion pour le cinéma et son engagement envers l'art narratif.