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Âge88 ans (à son décès)
Naissance17/12/1936
Décès21/04/2025
PaysVatican, Argentine
MétierPrêtre catholique de rite romain, chimiste, écrivain, prédicateur, évêque catholique romain, personnalité politique, technicien chimiste, autobiographe, théologien, professeur d'université, philosophe
François (pape)
Jorge Mario Bergoglio, S.J., né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires et décédé le 21 avril 2025 au Vatican, est un ecclésiastique argentin qui a marqué l'histoire de l'Église catholique. Prêtre, évêque, puis archevêque de Buenos Aires et cardinal, il est élu pape le 13 mars 2013 sous le nom de François, un hommage à François d'Assise. Il devient ainsi le 266e pape de l'Église catholique et le premier à provenir de la Compagnie de Jésus, ainsi que le premier pape non européen depuis le VIIIe siècle.
Le pontificat de François, qui s'étend sur douze années, est caractérisé par un déplacement du centre de gravité de l'Église vers des régions comme l'Amérique latine et l'Afrique. Son engagement en faveur de la justice sociale, de la lutte contre le réchauffement climatique et de l'accueil des réfugiés témoigne d'une vision progressiste. Cependant, il maintient une position conservatrice sur des sujets tels que les droits LGBT et l'accès à l'avortement, ainsi que sur d'autres questions de bioéthique.
François poursuit également la lutte contre les abus sexuels sur mineurs au sein de l'Église, tout en favorisant le dialogue interreligieux initié par son prédécesseur. Sa voix s'élève pour la paix, notamment lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et pour un cessez-le-feu dans le conflit à Gaza depuis 2023.
Dès ses débuts en tant que pape, il met en place un vaste programme de réformes financières au Vatican et engage une transformation profonde de la Curie romaine, officialisée en 2022 par la constitution Praedicate Evangelium. Cette réforme vise à simplifier son fonctionnement, à renforcer le rôle des laïcs et à lutter contre le cléricalisme.
Sa popularité parmi les fidèles contraste avec les critiques qu'il reçoit des conservateurs et des traditionalistes au sein de l'Église. Bien qu'il prône un style de gouvernance décentralisé basé sur la synodalité, son approche a parfois été perçue comme centralisatrice, voire autoritaire.