Xuanzang
Xuanzang, moine bouddhiste chinois né à Luoyang dans le Henan entre 600 et 602, est reconnu comme l'un des traducteurs les plus influents de soutras bouddhiques dans l'histoire de la Chine. En 629, animé par une quête spirituelle, il entreprend un périple vers l'Inde pour y dénicher des textes sacrés. Son retour en avril 645 marque le début d'une œuvre colossale : il traduit une multitude de soutras en sanskrit, enrichissant ainsi la littérature bouddhique accessible en Chine.
Accompagné de son disciple Huili, Xuanzang joue également un rôle fondamental dans l'établissement de l'école de la « conscience seule » (vijñānavāda ou yogācāra), connue en chinois sous le nom de wéishí (唯識). Son récit captivant, intitulé "Rapport du voyage en Occident à l'époque des Grands Tang", offre un aperçu inestimable des mondes chinois et indien durant cette période historique, inspirant de nombreuses adaptations littéraires au fil des siècles.
Parmi ces adaptations, le célèbre roman "La Pérégrination vers l'Ouest" (西遊記) se distingue, faisant de Xuanzang une figure emblématique de la culture chinoise. Dans cette œuvre, il est connu sous le nom de Tang Sanzang (三藏), une référence à Tripitaka, qui désigne à la fois le canon bouddhique et les moines qui en détiennent la connaissance.
En outre, Xuanzang est l'auteur de la "Vijñaptimātratāsiddhi" (Chéng Wéishì Lùn), un texte majeur qui analyse la Triṁśikā ("La trentaine") de Vasubandhu et sert d'encyclopédie des doctrines du Yogācāra. Ainsi, son héritage perdure, faisant de lui une figure incontournable dans l'histoire du bouddhisme en Chine.