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Photo de Wilfrid
Source : Wikimedia | Par : Ealdgyth | Licence : CC BY-SA 3.0
Âge75 ans (à son décès)
Naissance01/01/0634
Décès01/01/0709
MétierPrêtre catholique de rite romain, évêque catholique

Wilfrid

Wilfrid, également connu sous le nom de Wilfrith, voit le jour aux alentours de 633 et s'éteint entre 709 et 710. Ce religieux anglo-saxon, originaire de Northumbrie, est marqué dès sa jeunesse par le soutien indéfectible de la reine Eanflæd. Sa quête de savoir le conduit à Lindisfarne et à Cantorbéry, avant qu'il ne traverse la Manche pour parfaire son éducation à Lyon et à Rome.

De retour en Angleterre, Wilfrid se distingue par son rôle clé lors du concile de Whitby en 664, où il plaide en faveur de la méthode romaine pour le calcul de la date de Pâques. La même année, il est nommé évêque d'York, bien qu'il n'assume pleinement cette fonction qu'en 669. Son dynamisme et sa détermination le poussent à fonder plusieurs églises et monastères au sein de son diocèse. Toutefois, son ascension provoque des tensions avec le roi Ecgfrith et l'archevêque Théodore de Tarse, qui finissent par le destituer en 678.

Refusant d'accepter cette décision, Wilfrid se tourne vers Rome sans succès, puis s'exile dans le royaume du Sussex. Là, il s'emploie à convertir les Saxons du Sud et établit l'évêché de Selsey. Bien qu'il retrouve brièvement son siège d'York dans les années 680, il est à nouveau contraint de fuir en 691 par Aldfrith, successeur d'Ecgfrith. Il se dirige alors vers la Mercie pour soutenir les efforts missionnaires en Frise.

En 702, un concile se réunit pour tenter de régulariser la situation de Wilfrid, mais décide finalement de confisquer tous ses biens. Ses tentatives pour plaider sa cause à Rome échouent, et pendant son absence, il est excommunié par ses adversaires. Grâce à l'intercession du pape, un accord est finalement trouvé après la mort d'Aldfrith, lui permettant de récupérer les monastères de Hexham et Ripon. Wilfrid rend son dernier souffle quelques années plus tard, entre 709 et 710.

Peu après sa mort, Étienne de Ripon rédige une hagiographie intitulée "Vita sancti Wilfrithi", qui devient la principale référence pour les historiens modernes. Bède le Vénérable évoque également sa vie dans ses écrits, offrant une vision nuancée de ce prélat ambitieux au style de vie extravagant, mais profondément dévoué à son Église. Ses efforts missionnaires et ses fondations lui valent rapidement un culte, célébré chaque année le 24 avril ou le 12 octobre.