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Photo de Thomas d'Aquin
Source : Wikimedia | Par : Carlo Crivelli | Licence : Public domain
Âge49 ans (à son décès)
Naissance25/01/1225
Décès07/03/1274
MétierThéologien, prêtre catholique de rite romain, philosophe, écrivain, frère, professeur de théologie, professeur d'université

Thomas d'Aquin

Thomas d'Aquin, né entre 1225 et 1226 au château de Roccasecca, près d'Aquino, dans le royaume de Sicile, s'est éteint le 7 mars 1274 à l'abbaye de Fossanova, non loin de Priverno. Ce religieux italien de l'ordre dominicain a marqué l'histoire par son immense contribution à la théologie et à la philosophie.

Érigé en figure emblématique de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé le 18 juillet 1323 par le pape Jean XXII. Plus tard, en 1567, Pie V le proclame docteur de l'Église, avant que Léon XIII ne le désigne en 1880 comme le patron des universités, écoles et académies catholiques. Thomas d'Aquin est également honoré comme l'un des patrons des libraires. Reconnu sous les surnoms de « Docteur angélique », « prince des scolastiques » ou encore « docteur commun », son corps repose sous le maître-autel de l'église de l'ancien couvent des Dominicains à Toulouse.

Son héritage intellectuel a donné naissance à plusieurs courants de pensée : le thomisme, qui se réfère à l'école philosophico-théologique inspirée par ses principes ; le néothomisme, qui émerge au XIXe siècle pour répondre aux défis posés par la modernité au christianisme ; et le terme thomasien, qui se rapporte directement à sa pensée.

En 1879, dans l'encyclique Æterni Patris, le pape Léon XIII a affirmé que les écrits de Thomas d'Aquin reflètent fidèlement la doctrine de l'Église. Le concile Vatican II a ensuite souligné l'importance de sa pensée dans la formation des prêtres, en recommandant que celle-ci se fasse « avec Thomas d'Aquin pour maître ».

Au XIIIe siècle, Thomas d'Aquin a élaboré une œuvre théologique qui s'efforce d'harmoniser raison et foi. Il s'est particulièrement attelé à concilier la pensée chrétienne avec la philosophie d'Aristote, dont les idées avaient été redécouvertes grâce aux traductions latines du XIIe siècle. Il distingue les vérités accessibles par la seule raison de celles qui relèvent de la foi, qu'il définit comme une adhésion inconditionnelle à la Parole de Dieu. En qualifiant la philosophie de « servante de la théologie » (philosophia ancilla theologiæ), il met en avant la collaboration essentielle entre ces deux disciplines dans la quête de la vérité, un chemin vers la béatitude.