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Toutes les stars ont une histoire

Photo de Sergueï Korolev
Source : Wikimedia | Par : Auteur inconnuUnknown author | Licence : CC BY 4.0
Âge59 ans (à son décès)
Naissance30/12/1906
Décès14/01/1966
Paysrépublique socialiste soviétique d'Ukraine, Empire russe, Union soviétique
MétierIngénieur aéronautique, ingénieur design, professeur d'université, militaire, scientifique, ingénieur, physicien

Sergueï Korolev

Né à Jytomyr, dans l'Empire russe, aujourd'hui en Ukraine, Sergueï Korolev s'est éteint le 14 janvier 1966 à Moscou, laissant derrière lui un héritage indélébile en tant qu'ingénieur visionnaire et architecte du programme spatial soviétique. Sa détermination, son esprit novateur et ses compétences organisationnelles ont propulsé l'Union soviétique au sommet de la conquête spatiale à la fin des années 1950 et au début des années 1960.

Formé à l'Institut Baumann, Korolev débute sa carrière dans le bureau d'études de Tupolev avant de rejoindre le GIRD en 1931, un centre de recherche pionnier dans le domaine des fusées. Au sein du RNII, soutenu par l'armée soviétique, il se consacre à la conception d'un avion-fusée et d'un missile propulsé par fusée. Cependant, son parcours prend un tournant tragique en 1938 lorsqu'il est arrêté lors des purges staliniennes. Il est envoyé dans le bagne de la Kolyma, mais grâce à l'intervention de proches, il échappe à une destinée sombre pour être interné dans une charachka, où il participe à la mise au point de fusées pour l'assistance au décollage d'avions durant la Seconde Guerre mondiale.

Libéré en 1945, Korolev est rapidement envoyé en Allemagne pour récupérer le savoir-faire des spécialistes de Wernher von Braun sur le missile V2. À une époque où les tensions internationales s'intensifient, Staline lance un ambitieux programme de missiles balistiques et Korolev se voit confier la direction d'un bureau d'études au NII-88. Il y développe le R-1, une version améliorée du V2, suivie par une série de missiles toujours plus performants.

En 1953, les dirigeants soviétiques valident son projet de missile balistique intercontinental R-7, capable de transporter une tête nucléaire. Après avoir surmonté de nombreux défis techniques, ce missile effectue son vol inaugural en 1957, suivi du lancement historique du premier satellite artificiel, Spoutnik 1. Korolev réussit à persuader les autorités militaires de l'importance des missions spatiales habitées, menant au vol de Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace, et aux succès retentissants des sondes lunaires du programme Luna.

Cependant, la lutte pour maintenir le soutien de ses commanditaires s'avère ardue. Contrairement aux États-Unis, l'Union soviétique ne dispose pas d'une instance centrale pour superviser son programme spatial civil. Korolev doit faire face à des concurrents tels que Vladimir Tchelomeï et Mikhail Yanguel, tout en gérant des relations tendues avec d'autres responsables clés comme Valentin Glouchko.

En 1964, alors que les dirigeants soviétiques prennent conscience du défi que représente le programme Apollo américain, Korolev est chargé de rattraper le retard technologique. Malheureusement, épuisé par l'ampleur de ses responsabilités, il décède à 59 ans lors d'une opération chirurgicale qui tourne mal. Son héritage continue de briller dans l'histoire de l'exploration spatiale.