Qassem Soleimani
Né pour jouer un rôle central dans la géopolitique du Moyen-Orient, ce général iranien, dont le nom résonne encore dans les mémoires, a marqué l'histoire jusqu'à sa mort tragique le 3 janvier 2020 à Bagdad. À la tête de la Force Al-Qods, une branche d'élite du corps des gardiens de la révolution islamique, il a su naviguer à travers les tumultes des conflits régionaux.
Après avoir pris part à la guerre Iran-Irak, il s'est imposé comme le stratège des opérations extérieures de la république islamique d'Iran. Son empreinte s'étend sur plusieurs théâtres de guerre, notamment en Afghanistan, en Irak, lors de la guerre israélo-libanaise et au cœur de la guerre civile syrienne, où il est souvent accusé de crimes de guerre.
Son influence s'est étendue à travers le Moyen-Orient, orchestrant le soutien à de nombreuses milices chiites pro-iraniennes, telles que les Hachd al-Chaabi en Irak et le Hezbollah au Liban. En Syrie, il a joué un rôle déterminant dans la formation des Forces de défense nationale et a dirigé les milices chiites étrangères soutenant le régime de Bachar el-Assad. De plus, son soutien aux groupes anti-israéliens en Palestine et aux rebelles Houthis au Yémen a solidifié son statut d'artisan de l'Axe de la résistance.
Surnommé « le Commandant de l'ombre », il a été un architecte clé de la puissance régionale de l'Iran. Proche du Guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei, il est devenu une figure emblématique, vénérée par la république islamique. Son existence a pris fin lors d'une frappe de drone ciblée par les États-Unis, un événement marquant dans la crise américano-iranienne de 2019-2020.