Recherche en cours...

Olstar.fr

Toutes les stars ont une histoire

Photo de Pierre Mendès France
Source : Wikimedia | Par : Auteur inconnuUnknown author | Licence : CC BY-SA 3.0 nl
Âge75 ans (à son décès)
Naissance11/01/1907
Décès18/10/1982
PaysFrance
MétierPersonnalité politique, diplomate, résistant

Pierre Mendès France

Sur Olstar.fr, plongez dans la vie fascinante d'un homme d'État français dont l'empreinte politique a marqué le XXe siècle. Né en 1907 et décédé le 18 octobre 1982 dans sa ville natale, cet homme a été président du Conseil des ministres entre le 18 juin 1954 et le 23 février 1955.

Son parcours politique débute dès 1924, lorsqu'il s'engage dans des mouvements étudiants opposés à l'extrême droite. C'est alors qu'il croise la route d'Édouard Herriot, qui l'incite à rejoindre le Parti républicain, radical et radical-socialiste. En 1932, il est élu député de l'Eure lors des élections législatives, bien que son affiliation à la gauche soit plus marquée que celle de ses collègues radicaux. Malgré des désaccords avec des figures influentes de son parti, il reste fidèle à celui-ci.

Son opposition à l'alliance des radicaux avec la droite se renforce après la chute du gouvernement Daladier en 1934. En 1936, il s'unit au Front populaire et devient membre du second gouvernement de Léon Blum en 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté par le régime de Vichy, mais réussit à s'évader pour rejoindre la Résistance et s'engager dans les Forces aériennes françaises libres. De novembre 1943 à septembre 1944, il occupe le poste de commissaire aux Finances, avant de devenir ministre de l'Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle jusqu'en avril 1945. Cependant, son plan de rigueur est rejeté par de Gaulle, ce qui entraîne sa démission.

Suite à la défaite à Diên Biên Phu, il est appelé à la présidence du Conseil par René Coty et obtient l'approbation de l'Assemblée nationale face à une situation critique. En parallèle, il assume également le rôle de ministre des Affaires étrangères. Son mandat est marqué par la conclusion de la paix en Indochine, la préparation de l'indépendance tunisienne et marocaine, mais il fait face à des critiques concernant sa gestion de la question algérienne. En 1954, il prend des mesures répressives en Algérie au début de la guerre d'indépendance.

Ami de Shimon Peres, il établit une coopération militaire avec Israël, soutenant la vente d'armements et posant les fondations du programme nucléaire militaire français ainsi que des transferts technologiques vers Israël. Cependant, son approche sur l'Algérie lui vaut d'être renversé par l'Assemblée en février 1955.

Ministre d'État sans portefeuille sous le gouvernement Mollet en 1956, il démissionne rapidement en raison de désaccords sur la politique algérienne. En 1958, il vote contre l'investiture de Charles de Gaulle et abandonne ses mandats locaux après une défaite électorale. Bien qu'il ait été pressenti pour l'élection présidentielle de 1965, il revient au Parlement en 1967 en tant que député PSU de l'Isère. Malheureusement, il perd son siège l'année suivante et fait équipe avec Gaston Defferre pour l'élection présidentielle de 1969, mais leur candidature ne récolte que 5 % des voix.

Découvrez ce parcours riche et tumultueux qui illustre les défis et les choix d'un homme profondément engagé dans les affaires de son pays sur Olstar.fr.