Pedro Sánchez
Pedro Sánchez Pérez-Castejón, né le 29 février 1972 à Madrid, est une figure emblématique de la politique espagnole, représentant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). En tant que secrétaire général du PSOE depuis 2017 et président du gouvernement depuis 2018, il a su marquer son empreinte sur la scène politique nationale.
Son parcours débute en tant que collaborateur de José Blanco, le « numéro deux » du PSOE, avant de devenir conseiller municipal à Madrid. Entre 2009 et 2011, il fait ses débuts au Congrès des députés, un retour qui se concrétise en 2013 suite à une démission. En 2014, lors d'un congrès extraordinaire, il est élu secrétaire général par les militants du PSOE, prenant alors les rênes du parti pour les élections générales de 2015 et 2016, qui se soldent par une impasse politique.
En mars 2016, après avoir négocié un accord avec le parti Ciudadanos, il se présente à l’investiture du Congrès comme candidat à la présidence du gouvernement. Cependant, il devient le premier candidat rejeté par la chambre basse depuis l’adoption de la Constitution. Suite à cela, il démissionne en octobre de la même année, face à une minorité au sein de son propre parti qui ne souhaite pas soutenir Mariano Rajoy.
Sa résilience lui permet de revenir en force en 2017, lorsqu'il est réélu secrétaire général lors d'un congrès fédéral, battant Susana Díaz, candidate de l’appareil. En 2018, il crée l’événement en déposant une motion de censure contre Mariano Rajoy, une première depuis l’adoption de la Constitution. Malgré un échec à obtenir l’investiture du Congrès après les élections d’avril 2019 en raison de son refus de former une coalition avec Unidas Podemos, il finit par s’associer avec ce dernier après les élections de novembre 2019. Cela donne naissance au premier gouvernement de coalition en Espagne depuis la Seconde République.
Son mandat est rapidement confronté à des défis majeurs, notamment la pandémie de Covid-19 qui frappe le pays dès les débuts de son gouvernement. En 2023, il est reconduit à la tête d'une coalition avec Sumar, poursuivant ainsi son engagement pour l'Espagne et ses citoyens.