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Photo de Michel Rocard
Source : Wikimedia | Par : European Parliament | Licence : Attribution
Âge85 ans (à son décès)
Naissance23/08/1930
Décès02/07/2016
PaysFrance
MétierPersonnalité politique, haut fonctionnaire

Michel Rocard

Michel Rocard, figure emblématique de la politique française, voit le jour le 23 août 1930 à Courbevoie et s'éteint le 2 juillet 2016 à Paris. Homme d'État au parcours riche, il occupe le poste de Premier ministre du 10 mai 1988 au 15 mai 1991.

Dès 1949, il s'engage activement dans le militantisme socialiste. En 1967, il prend les rênes du Parti socialiste unifié (PSU) et se présente à l'élection présidentielle de 1969, où il obtient 3,6 % des suffrages. Élu député des Yvelines, il rejoint le Parti socialiste (PS) en 1974, où il incarne une « deuxième gauche », réformiste et anticommuniste, se positionnant comme un rival de taille face à François Mitterrand.

Bien qu'il soit le candidat favori pour représenter le PS à l'élection présidentielle de 1981, Michel Rocard choisit de ne pas se lancer dans la compétition. Après l'élection de Mitterrand et la nomination de Pierre Mauroy à Matignon, il devient ministre d'État, en charge du Plan et de l'Aménagement du territoire. Il occupe ensuite le poste de ministre de l'Agriculture, mais démissionne en 1985 en raison de désaccords avec l'exécutif.

Suite à la réélection de François Mitterrand en 1988, Michel Rocard est nommé Premier ministre. Confronté à une Assemblée sans majorité absolue après des élections législatives anticipées, il forme un gouvernement d'ouverture et utilise l'article 49.3 de la Constitution à vingt-huit reprises – un record – pour faire adopter des lois cruciales, dont celle instituant la Contribution sociale généralisée (CSG) et une réforme de l'audiovisuel. Il réussit également à faire voter le Revenu minimum d'insertion (RMI) et à conclure les accords de Matignon. Après trois années à la tête du gouvernement, il est contraint à la démission par François Mitterrand, avec qui les relations sont tendues.

Malgré cette éviction, il demeure une personnalité populaire et prend la tête du Parti socialiste après la défaite historique de la gauche aux législatives de 1993. Cependant, son incapacité à rassembler et l'échec aux élections européennes de 1994 le poussent à quitter son poste et à abandonner ses ambitions présidentielles. Après une brève expérience au Sénat, il poursuit sa carrière comme député européen jusqu'en 2009, avant de terminer sa vie en tant qu'ambassadeur des pôles.