Marie-Antoinette d'Autriche
Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, née le 2 novembre 1755 à Vienne, incarne l'une des figures les plus emblématiques de l'histoire française. Archiduchesse d'Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie, elle est la benjamine de l'impératrice Marie-Thérèse et de François Ier, empereur du Saint-Empire. Son destin prend un tournant majeur lorsqu'elle devient dauphine de France à seulement quatorze ans, en épousant Louis-Auguste, le futur Louis XVI, le 16 mai 1770.
Marie-Antoinette accède au trône en 1774, mais sa popularité s'effrite rapidement. Mère de quatre enfants, dont la première, Marie-Thérèse, naît après huit années de mariage, elle se retrouve au cœur de controverses qui ternissent son image. Accusée de sympathies envers son pays natal, l'Autriche, et mêlée à l'affaire du collier — une escroquerie orchestrée par des courtisans — elle est affublée de surnoms péjoratifs tels que « l'Autrichienne » ou « Madame Déficit ». Malgré cela, elle trouve refuge dans le hameau de la Reine, échappant aux contraintes de la cour.
Avec le début de la Révolution française, la situation se complique. Elle et sa famille sont placés en résidence surveillée au palais des Tuileries. Leur tentative de fuite à Varennes en 1791 et le rôle de Marie-Antoinette dans la guerre de la première coalition continuent d'éroder son image publique. En 1792, la monarchie est abolie et la famille royale est emprisonnée au Temple. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté, et le procès de Marie-Antoinette débute le 14 octobre suivant. Deux jours plus tard, à l'âge de 37 ans, elle est condamnée pour haute trahison et guillotinée sur la place de la Révolution à Paris le 16 octobre 1793.
Aujourd'hui, Marie-Antoinette demeure une icône fascinante, symbole d'un glamour tragique et d'une époque révolue.