Lynn Margulis
Découvrez la fascinante carrière d'une pionnière de la microbiologie, une figure emblématique de l'Université du Massachusetts à Amherst. Dans les années 1960, elle a révolutionné notre compréhension des cellules eucaryotes en proposant sa théorie endosymbiotique. Contrairement à l'idée largement répandue selon laquelle ces cellules étaient simplement des descendants complexes des procaryotes, elle a suggéré qu'elles résultaient d'une série d'associations symbiotiques avec divers procaryotes. Bien que sa théorie ait d'abord suscité des réserves au sein de la communauté scientifique, elle a depuis été reconnue et validée comme une avancée majeure dans le domaine.
En parallèle de ses recherches, elle a collaboré avec le célèbre scientifique britannique James Lovelock pour coécrire l'hypothèse Gaïa. Elle a approfondi cette idée pour développer ses propres théories, affirmant que notre planète ne se contente pas de maintenir un équilibre statique (homéostatique), mais évolue plutôt dans un état dynamique (homéorhétique). Selon elle, les éléments atmosphériques, hydrosphériques et lithosphériques sont régulés autour de points qui ne cessent de changer au fil du temps. Ainsi, Gaïa apparaît comme une symbiose vue depuis l'espace, une vision audacieuse et inspirante de notre planète et de ses interconnexions.