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Photo de Jean Perrin
Source : Wikimedia | Par : Agence de presse Meurisse | Licence : Public domain
Âge71 ans (à son décès)
Naissance30/09/1870
Décès17/04/1942
PaysFrance
MétierPhysicien, professeur d'université, compositeur, chimiste, physicien théoricien

Jean Perrin

Jean Perrin, figure emblématique de la science française, est né en 1870 et a quitté ce monde le 17 avril 1942 à New York. Son parcours est marqué par une brillante carrière qui lui a valu le prix Nobel de physique en 1926. Ancien élève de l'École normale supérieure, il débute sa carrière académique à la faculté des sciences de Paris, où il occupe successivement les postes de chargé de cours en 1898 et de professeur de chimie physique en 1910, enseignant avec passion pendant quarante ans.

Dès ses débuts, Perrin se lance dans des recherches audacieuses, cherchant à percer le mystère des rayons cathodiques et des rayons X. En 1895, il réalise des expériences décisives qui établissent que les rayons cathodiques sont constitués de corpuscules de matière chargés négativement. L'année suivante, il observe que les rayons X se comportent comme de la lumière ultra-violette à très courte longueur d'onde, découvrant ainsi leur capacité à ioniser les molécules de gaz.

Entre 1907 et 1909, ses travaux les plus notables portent sur la validation du mouvement brownien, une interprétation proposée par Albert Einstein en 1905, ainsi que sur la détermination du nombre d'Avogadro. Son ouvrage majeur, "Les Atomes", publié en 1913, fait le point sur les avancées en sciences physiques et intègre ses propres découvertes, lui conférant une renommée mondiale. En 1926, il reçoit le prix Nobel pour avoir apporté une validation scientifique à l'hypothèse atomiste, mettant ainsi un terme à la controverse sur l'existence des molécules.

Durant la Première Guerre mondiale, Perrin met ses compétences au service de l'effort de guerre en concevant des appareils stéréo-acoustiques destinés à localiser les batteries d'artillerie et les sous-marins ennemis. Après le conflit, il continue de partager son savoir à travers des publications destinées aux étudiants et au grand public. Parallèlement, il joue un rôle clé dans la promotion de la recherche scientifique en France, contribuant à la création d'institutions telles que l'observatoire de Haute-Provence en 1936, le Palais de la découverte en 1937 et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 1939.

Membre éminent de l'Académie des sciences française et de nombreuses autres académies prestigieuses, Jean Perrin est également élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, il s'exile aux États-Unis où il s'éteint en 1942. En 1948, ses cendres sont transférées au Panthéon, aux côtés de celles de son ami Paul Langevin, célébrant ainsi son héritage scientifique indélébile.