Jean-François de La Pérouse
Jean-François de Galaup, connu sous le nom de Lapérouse, est né le 23 août 1741 au château du Gô, dans la paroisse de Saint-Julien, à proximité d'Albi. Issu d'une famille noble, cet officier de marine et explorateur français a marqué l'histoire par ses exploits maritimes.
Son parcours débute au sein de la Marine royale, où il s'engage dès le début de la guerre de Sept Ans. C'est durant ce conflit qu'il fait ses premières armes en Amérique du Nord et aux Antilles, sous la tutelle du chevalier de Ternay, qui devient son mentor. Il participe au siège de Louisbourg en 1758 et à la bataille des Cardinaux l'année suivante. Blessé lors de ces affrontements, il est capturé par les Britanniques avant d'être échangé. À l'issue de la paix de Paris, il se voit confier diverses missions d'escorte, notamment vers l'Île-de-France, où il passe cinq années marquantes et rencontre celle qui deviendra sa femme.
De retour en France avant le début de la guerre d'indépendance des États-Unis, Lapérouse est promu lieutenant de vaisseau et reçoit la croix de Saint-Louis. Lorsque les hostilités reprennent, il se distingue lors des combats aux Antilles, participant à la prise de la Grenade et aux batailles de Saint-Christophe et des Saintes. Sa bravoure lui vaut d'être chargé d'une expédition contre les positions britanniques en baie d'Hudson, où il démontre ses compétences en capturant deux forts.
À la fin du conflit, il est nommé capitaine de vaisseau. C'est alors que le marquis de Castries, ministre de la Marine, et Louis XVI lui confient une mission audacieuse : diriger une expédition autour du monde pour compléter les découvertes de James Cook dans le Pacifique. Malheureusement, cette aventure prend une tournure tragique lorsque son navire disparaît à Vanikoro, dans les îles Santa Cruz, en 1788, trois ans après son départ de Brest.
Des années plus tard, entre 1791 et 1794, une expédition de secours dirigée par le vice-amiral d'Entrecasteaux est lancée sans succès. Ce n'est qu'en 1826 que Peter Dillon et Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville parviennent à percer le mystère de sa disparition en retrouvant l'épave de L’Astrolabe. En 1964, Reece Discombe identifie également celle de La Boussole, apportant un éclairage sur l'une des énigmes les plus fascinantes de l'histoire maritime.