Isidore de Séville
Saint Isidore de Séville, né entre 560 et 570 à Carthagène, et décédé le 4 avril 636, est une figure marquante du VIIe siècle. En tant qu'évêque d'Hispalis, l'actuelle Séville, il a joué un rôle clé dans le royaume wisigothique d'Espagne entre 601 et 636. Issu d'une famille influente, son frère Léandre, ami du pape Saint Grégoire le Grand, a précédé Isidore à la tête de l'épiscopat sévillan, contribuant ainsi à l'effort de conversion des Wisigoths, alors majoritairement ariens, au christianisme trinitaire.
Son épiscopat fut jalonné de luttes intenses contre le judaïsme, incluant des conversions forcées qui marquent une période tumultueuse de l'histoire religieuse. Toutefois, Isidore est également célébré pour sa production littéraire prolifique. Ses écrits couvrent une vaste gamme de sujets, de l'Écriture sainte à la grammaire, en passant par la théologie, la cosmologie et l'histoire. Charles de Montalembert le désigne même comme « le dernier maître de l'ancien monde ». Parmi ses œuvres notables figure l’Etymologiae, une encyclopédie en vingt livres, rédigée vers la fin de sa vie, qui a permis de redécouvrir la pensée d'Aristote au sein du monde occidental. Il est honoré chaque année le 4 avril.