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Photo de Giacomo Casanova
Source : Wikimedia | Par : attribué à Francesco Narice | Licence : Public domain
Âge73 ans (à son décès)
Naissance02/04/1725
Décès04/06/1798
Paysrépublique de Venise
MétierTraducteur, poète, bibliothécaire, banquier, romancier, diplomate, écrivain, aventurier, autobiographe

Giacomo Casanova

Giacomo Girolamo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise et décédé le 4 juin 1798 à Dux, au royaume de Bohême, est bien plus qu'un simple aventurier vénitien. Frère du célèbre peintre Francesco Casanova, il a embrassé une multitude de facettes tout au long de sa vie : violoniste, écrivain, magicien (notamment pour duper Madame d'Urfé), espion, diplomate et bibliothécaire, il n'a jamais renié son identité de « Vénitien ».

Utilisant divers pseudonymes, dont le chevalier de Seingalt, il se fait connaître sous le nom de « Jacques Casanova de Seingalt » dans ses publications en français. Son œuvre littéraire est vaste, mais ses mémoires, intitulées Histoire de ma vie, en sont le fleuron. Cette œuvre monumentale, comptant environ 4 000 pages en version complète, est souvent considérée comme l'une des références les plus authentiques sur les mœurs et l'étiquette du XVIIIe siècle européen. Dans ces mémoires, il évoque pas moins de cent quarante-deux femmes avec qui il aurait entretenu des relations intimes, y compris des jeunes filles et même sa propre fille mariée à l'un de ses « frères », avec laquelle il aurait eu un fils.

Casanova est souvent assimilé à Don Juan, mais sa philosophie de vie diffère grandement. Contrairement à un collectionneur insatiable, il ne se contentait pas de conquêtes éphémères. Bien qu'il soit parfois dépeint comme un séducteur mécanique dans des œuvres comme le film de Fellini, la réalité était toute autre. Il s'attachait à ses conquêtes et n'hésitait pas à leur venir en aide. Véritable personnage historique, il incarne un esprit libre et exubérant qui a vécu intensément, des succès fulgurants de sa jeunesse à une déchéance prolongée.

« L'homme ne peut jouir de ce qu’il sait qu’autant qu’il peut le communiquer à quelqu'un. » — L’Icosaméron (roman publié par Casanova en 1788)