François Bayrou
François Bayrou, né le 25 mai 1951 à Bordères, dans les Basses-Pyrénées aujourd'hui appelées Pyrénées-Atlantiques, est une figure emblématique de la scène politique française. Son parcours débute en tant que professeur agrégé de lettres classiques, mais c'est aux côtés de Jean Lecanuet qu'il fait ses premiers pas en politique. En 1982, il remporte son premier mandat électif en tant que conseiller général.
Sa carrière prend un tournant en 1986 lorsqu'il est élu député des Pyrénées-Atlantiques. Ce succès est suivi par sa présidence du conseil général en 1992, son élection comme député européen en 1999 et son accession à la mairie de Pau en 2014. Entre 1993 et 1997, il occupe le poste de ministre de l'Éducation nationale sous les gouvernements Balladur, Juppé I et Juppé II.
À la tête de plusieurs mouvements politiques, il préside le Centre des démocrates sociaux (CDS) de 1994 à 1995, Force démocrate (FD) de 1995 à 1998, puis l'Union pour la démocratie française (UDF) de 1998 à 2007. En 2007, il fonde le Mouvement démocrate (MoDem) et s'affirme progressivement au centre, se démarquant d'une étiquette traditionnellement associée à la droite.
Bayrou a tenté sa chance à trois reprises lors des élections présidentielles. En 2002, il se classe quatrième avec 6,8 % des voix, puis troisième en 2007 avec 18,6 %, et cinquième en 2012 avec 9,1 %. En 2017, il choisit de soutenir Emmanuel Macron plutôt que de se présenter.
Suite à l'élection de Macron, François Bayrou est nommé ministre de la Justice dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe, marquant ainsi son retour au sein d'un cabinet ministériel vingt ans après son dernier mandat. Cependant, impliqué dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, il ne fait pas partie du second gouvernement Philippe. En 2020, il est désigné haut-commissaire au plan.
Son ascension atteint un nouveau sommet en décembre 2024 lorsqu'il devient Premier ministre dans un contexte politique tumultueux, suite aux élections législatives anticipées et au renversement de Michel Barnier. À la tête d'un gouvernement minoritaire regroupant des élus du centre et de la droite, il est néanmoins contraint à la démission après neuf mois, devenant ainsi le premier chef de gouvernement de la Ve République à quitter ses fonctions suite à un vote de confiance défavorable.