Farah Pahlavi
À partir de 1959, elle embrasse le titre d'impératrice, ou chahbanou, qu'elle conservera jusqu'au bouleversement de la monarchie en 1979. En tant que reine puis impératrice, ses passions se sont concentrées sur des causes sociales, l'émancipation des femmes, ainsi que sur le sport et les arts. Son engagement envers la culture iranienne était inébranlable, consacrant une grande partie de son temps à la promotion de l'éducation et à la protection sociale. Elle a été la figure de proue de nombreuses organisations éducatives, culturelles, sanitaires et caritatives.
Non contente de superviser ces initiatives à Téhéran, elle a également parcouru les régions les plus éloignées d'Iran, s'imprégnant des réalités et des aspirations des agriculteurs et des citoyens ordinaires. Parallèlement, elle a accompagné son mari, le chah, lors de visites officielles à travers le monde, que ce soit en Europe, en Amérique, en Afrique ou en Asie.
Après le décès de son époux en exil au Caire, elle prend en main la régence de jure dès le 29 juillet 1980, jour des funérailles, jusqu'au 31 octobre de la même année. Ce dernier jour marque également le vingtième anniversaire du prince héritier Reza, âge légal pour prêter serment en tant que souverain selon la législation d'avant l'instauration de la république islamique d'Iran.
Depuis son exil débuté le 16 janvier 1979, l'ancienne impératrice d'Iran partage son existence entre les États-Unis, la France et l'Égypte. En 2003, ses mémoires suscitent un vif intérêt médiatique, révélant au monde les pages intimes de sa vie tumultueuse.