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Toutes les stars ont une histoire

Photo de Élisabeth Badinter
Source : Wikimedia | Par : Régis Ventribout | Licence : CC BY-SA 4.0
Âge81 ans
Naissance05/03/1944
PaysFrance
MétierPhilosophe, historienne, maîtresse de conférences, militante pour les droits des femmes, autrice

Élisabeth Badinter

Élisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet le 5 mars 1944 à Boulogne-Billancourt, est une figure emblématique de la pensée française contemporaine. Philosophe et femme de lettres, elle se spécialise dans l'étude du siècle des Lumières tout en se distinguant par son engagement féministe et son rôle d'entrepreneuse.

Issue d'une famille bourgeoise, Élisabeth est la fille du publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur du célèbre groupe Publicis. Après avoir brillamment achevé ses études de philosophie, elle devient en 1978 maître de conférences à l'École polytechnique, où elle dirige un séminaire dédié aux Humanités et aux Sciences sociales. Parallèlement à son parcours académique, elle s'investit dans des recherches sur les concepts de féminité et de virilité, ainsi que sur leurs constructions sociales et historiques.

Dans les années 1980, ses travaux sur le rôle des femmes et la maternité la propulsent sur le devant de la scène féministe en France. Son essai phare, *L'Amour en plus*, remet en question l'idée d'un instinct maternel inné. Élisabeth Badinter s'oppose fermement à la théorie de la complémentarité des sexes, prônant l'égalité et la similitude entre hommes et femmes. En 1992, elle publie *XY, De l'identité masculine*, une œuvre saluée par la critique, où elle explore la fluidité des comportements masculins à travers l'histoire.

Son engagement pour la laïcité se renforce après l'affaire du foulard de Creil en 1989. Avec d'autres intellectuels, elle co-signe le manifeste « Profs, ne capitulons pas ! », dénonçant ce qu'elle perçoit comme une menace pour l'école républicaine. En 2007, suite au procès de Charlie Hebdo pour la publication de caricatures de Mahomet, elle défend ardemment le journal satirique, critiquant la confusion entre la critique religieuse et les croyants.

Élisabeth Badinter se revendique comme une héritière de Simone de Beauvoir, qu'elle admire tout en gardant son indépendance d'esprit. Elle défend un « féminisme universaliste laïc et conquérant », s'opposant au différentialisme qui menace l'égalité des sexes. Femme de gauche, elle soutient le mariage pour tous, la PMA et la GPA, et considère le droit à l'avortement comme un symbole majeur de l'émancipation féminine.

À la fin des années 1990, elle prend les rênes de la société de communication fondée par son père, occupant le poste de présidente du conseil de surveillance pendant près de vingt ans. Actionnaire de référence, elle détient environ dix pour cent du capital du groupe selon les années, tout en continuant à s'affirmer comme une voix influente dans le débat public.