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Toutes les stars ont une histoire

Photo de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Source : Wikimedia | Par : Pierre-Paul Prud'hon | Licence : Public domain
Âge85 ans (à son décès)
Naissance02/02/1754
Décès17/05/1839
PaysFrance
MétierPersonnalité politique, diplomate, prêtre catholique, écrivain, évêque catholique

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, plus communément connu sous le nom de Talleyrand, voit le jour le 2 février 1754 à Paris et y rend son dernier souffle le 17 mai 1838. Ce personnage fascinant, à la fois homme d'Église, homme d'État et diplomate français, a marqué son époque, naviguant habilement entre les règnes de Louis XVI et Louis-Philippe, tout en étant un acteur clé durant la Révolution, l'Empire et la Restauration.

Issu d'une lignée de haute noblesse, Talleyrand est contraint par un pied bot à envisager une carrière ecclésiastique, se préparant à succéder à son oncle, archevêque de Reims. Après son ordination en 1779, il devient évêque d'Autun en 1788. Cependant, la Révolution le pousse à adopter des positions audacieuses : il embrasse d'abord la Constitution civile du clergé en 1790 avant de renoncer à ses fonctions religieuses pour embrasser une existence laïque.

Talleyrand se distingue par sa capacité à occuper des postes influents sous presque tous les régimes qui se succèdent en France. Sous l'Ancien Régime, il est agent général du clergé en 1780 et se fait élire député aux États généraux l'année suivante. En 1790, il préside brièvement l'Assemblée nationale constituante et joue un rôle clé dans la mise en place de la Constitution civile du clergé. Entre 1792 et 1793, il est ambassadeur en Grande-Bretagne, puis devient ministre des Relations extérieures sous le Directoire, un poste qu'il conserve sous le Consulat et l'Empire. En 1814, il prend la tête du gouvernement provisoire avant de devenir ambassadeur et ministre des Affaires étrangères durant la Restauration. Sous la monarchie de Juillet, il retrouve son rôle diplomatique.

Talleyrand est témoin des couronnements marquants de Louis XVI en 1775, de Napoléon Ier en 1804 et de Charles X en 1825. Son empreinte dans les affaires économiques et financières est également notable, notamment avec sa proposition audacieuse de nationalisation des biens du clergé en 1789. Toutefois, c'est sa carrière diplomatique qui le hisse au rang des grands : son œuvre maîtresse demeure le congrès de Vienne. En tant qu'homme des Lumières et libéral convaincu, il s'efforce de théoriser un « équilibre européen » entre les puissances.

Surnommé le « diable boiteux », Talleyrand suscite des opinions divergentes parmi ses contemporains : tour à tour perçu comme un traître cynique ou un dirigeant pragmatique et visionnaire, il incarne une époque charnière entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle. Sa réputation d'orateur brillant et son intelligence aiguisée lui valent d'être admiré tout autant que critiqué, faisant de lui un sujet d'étude inépuisable pour les historiens et les artistes.