Catherine de Médicis
Catherine de Médicis, née en 1519 et décédée le 5 janvier 1589 à Blois, incarne une époque tumultueuse de l'histoire française, ayant régné en tant que reine de France de 1547 à 1559. Fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbino, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne, elle grandit dans le berceau de la Renaissance italienne. À la perte prématurée de ses parents, elle hérite des titres de duchesse d'Urbino et de comtesse de Lauragais, suivis de celui de comtesse d'Auvergne après le décès de sa tante en 1524.
Son union avec le futur Henri II la propulse au rang de dauphine, lui conférant le titre honorifique de duchesse de Bretagne de 1536 jusqu'à son accession au trône. Mère des rois François II, Charles IX et Henri III, ainsi que des reines Élisabeth d'Espagne et Marguerite, surnommée « la reine Margot », Catherine joue un rôle central dans la dynastie royale. Elle devient aussi régente et reine mère entre 1560 et 1563, naviguant habilement dans les tumultes politiques de son temps.
Figure emblématique du XVIe siècle, Catherine de Médicis est inextricablement liée aux guerres de Religion qui déchirent le royaume, sa réputation étant souvent ternie par une légende noire qui la dépeint comme une manipulatrice avide de pouvoir. Cependant, les recherches historiques récentes tendent à redorer son image, révélant une femme politique pragmatique ayant œuvré pour la paix dans une période chaotique.
Partisane d'une politique conciliatrice, elle est à l'origine de la liberté de conscience pour les protestants en France. Malgré ses efforts pour instaurer la tolérance civile, notamment avec l'édit de janvier 1562, elle ne parvient pas à éviter l'escalade des conflits. Sa méfiance envers les protestants s'intensifie après la surprise de Meaux en 1567. Le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, dont elle est souvent accusée d'avoir orchestré les événements, contribue à faire d'elle une figure controversée et complexe dans l'histoire française.