Blaise Pascal
Né en Auvergne et décédé le 19 août 1662 à Paris, Blaise Pascal est un véritable polymathe français, alliant avec brio mathématiques, physique, invention, philosophie, moralité et théologie. Enfant prodige, il bénéficie de l'enseignement de son père, ce qui lui permet de plonger très tôt dans les sciences naturelles et appliquées. Ses premières contributions marquent un tournant dans l'étude des fluides, où il approfondit les notions de pression et de vide, s'appuyant sur les travaux de Torricelli. En parallèle, il rédige des textes essentiels sur la méthode scientifique.
Mathématicien de renom, Pascal révolutionne le domaine en introduisant deux nouvelles disciplines. À seulement 16 ans, il publie un traité novateur sur la géométrie projective. Trois ans plus tard, il invente la première machine à calculer, la pascaline, qu'il perfectionne et présente à ses contemporains. À 31 ans, il élabore une méthode pour résoudre le « problème des partis », un travail qui donnera naissance au calcul des probabilités au XVIIIe siècle et influencera les théories économiques et sociales modernes.
Après une expérience mystique marquante le 23 novembre 1654, Pascal se tourne vers une introspection philosophique et religieuse, tout en poursuivant ses recherches scientifiques. C'est durant cette période qu'il compose Les Provinciales et les Pensées, ces dernières étant publiées à titre posthume, peu après sa mort, survenue deux mois après son 39e anniversaire, suite à une longue maladie.
La pensée de Pascal s'inscrit à la croisée du pessimisme d'Augustin et du scepticisme de Montaigne, offrant une vision théologique complexe de l'homme et de son destin, souvent perçue comme tragique. Sa réflexion politique est intrinsèquement liée à une interrogation métaphysique sur la condition humaine.