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Toutes les stars ont une histoire

Photo de Barbara McClintock
Source : Wikimedia | Par : Smithsonian Institution/Science Service; Restored by Adam Cuerden | Licence : Public domain
Âge90 ans (à son décès)
Naissance16/06/1902
Décès02/09/1992
PaysJapon
MétierBotaniste, biologiste, cytogénéticien, chimiste, professeur d'université, généticienne

Barbara McClintock

Née le 16 juin 1902 et décédée le 2 septembre 1992 à Huntington, cette pionnière de la science américaine est reconnue comme l'une des figures majeures de la cytogénétique du XXe siècle. En 1983, elle est honorée par le prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte révolutionnaire des transposons, ces éléments génétiques mobiles qui révèlent la dynamique fascinante du génome. Elle demeure la seule lauréate dans cette catégorie.

Son parcours académique débute à l'université Cornell, où elle soutient en 1927 une thèse de doctorat en botanique, axée sur la cytogénétique du maïs, un sujet qui sera le fil conducteur de sa carrière. À la fin des années 1920, elle se penche sur les chromosomes et leurs transformations lors de la reproduction du maïs. Ses recherches, audacieuses et avant-gardistes pour son époque, lui permettent de développer des techniques innovantes pour observer les chromosomes et d'utiliser des analyses microscopiques afin d’étayer plusieurs théories fondamentales de la génétique, notamment celle de l’échange d’information génétique par les chromosomes durant la méiose.

Elle est à l'origine de la première carte génétique du maïs, établissant des liens entre les régions chromosomiques et des traits physiques, tout en mettant en lumière le rôle crucial des télomères et des centromères dans la préservation de l'information génétique. Sa maîtrise dans ce domaine lui vaut de nombreux prix prestigieux et une élection à la National Academy of Sciences en 1944.

Au cours des décennies 1940 et 1950, elle découvre la transposition, démontrant comment les gènes influencent l'activation ou la désactivation de caractéristiques physiques. Malgré le scepticisme entourant ses travaux, elle suspend ses publications en 1953. Par la suite, elle se tourne vers l'étude de la cytogénétique et de l'ethnobotanique des variétés de maïs d'Amérique du Sud. Ce n'est qu'au cours des années 1960 et 1970 que ses découvertes commencent à être pleinement reconnues, alors que d'autres chercheurs valident les mécanismes génétiques et les régulations qu'elle avait déjà identifiés.