Augustin Louis Cauchy
Né en 1789 et décédé le 23 mai 1857 à Sceaux, ce mathématicien français a marqué son époque par son génie et son engagement. Membre de l’Académie des sciences et professeur à l’École polytechnique, il a su allier passion pour les mathématiques et dévotion religieuse, étant un catholique fervent. En tant que royaliste légitimiste, il choisit l'exil lors de l'accession au pouvoir de Louis-Philippe, suite aux Trois Glorieuses, une décision qui lui valut de nombreuses controverses.
Avec près de 800 publications à son actif et sept ouvrages majeurs, il figure parmi les mathématiciens les plus prolifiques de l’histoire, se plaçant juste derrière des figures emblématiques telles que
Leonhard Euler, Paul Erdős et Arthur Cayley. Ses recherches embrassent tous les domaines mathématiques de son temps. Il est notamment reconnu pour avoir introduit les fonctions holomorphes en analyse et pour ses contributions aux critères de convergence des suites et des séries entières. De plus, ses travaux sur les permutations ont ouvert la voie à la théorie des groupes, tandis qu'en optique, il a mené des études sur la propagation des ondes électromagnétiques.
Malgré son influence indéniable sur le développement des mathématiques au XIXe siècle, son prestige a été terni par sa tendance à publier ses découvertes sans la rigueur requise. De plus, il a négligé les travaux d'
Évariste Galois et de Niels Abel, deux mathématiciens dont les contributions auraient pu révolutionner le domaine. En ne restituant pas à l'Académie les manuscrits d'
Évariste Galois et en délaissant celui d'Abel, il a laissé passer une occasion cruciale d'honorer ceux qui ont profondément marqué les mathématiques du XXe siècle.